D'après moi le bonheur n'existe pas. Existent des phases de croissance et de décroissance (de développement et de destruction) qui ont chacune leurs expressions émotionnelles en nous mais, parfois une personne qui se détruit peut sembler sur beaucoup de moments beaucoup plus heureuse que celle qui se développe. Moi je considère qu'être heureux c'est de se développer en harmonie avec sa propre nature et avec les lois universelles, et d'avoir les conditions pour cela. Excuse moi d'être un peu bref mais mon temps est vraiment limité. L'argent? C'est la société qui l'impose. Plus la société est décadente, plus la structure familiale se détruit et on se retrouve avec une société d'êtres qui sont des invalides au niveau émotionnel et ou très peu sont capables de créer de forts et harmonieux liens affectifs avec les autres. Spontanément, pour substituer ce qu'ils manquent au niveau émotionnel et humain, tout commence à se tourner vers le matériel. Ce besoin effréné de compétition dont tu parles est en partie naturel et en partie exacerbé par le système qui n’arrive plus a faire de profit par sa production, en faisant les gens se faire compétence obtient plus de profit par leur travail acharné, et en même temps, au lieu de se réunir pour protéger leur intérêts communs contre la classe exploitante, ils se bouffent la gueule entre eux. (Si les esclaves étaient prêts a travailler aussi beaucoup que travaillent aujourd’hui les hommes "libres", l'esclavage n'aurait jamais été supprimé.) C'est en partie à cause de ça que l'on voit la création de cette multitude de communautés antagonistes les unes aux autres au sein de toute société capitaliste (les rockeurs, les punks, les homos, les noirs, les...). Ca va selon la vielle formule, diviser pour mieux régner. De plus, la famille aillant été éclatée par l'hédonisme et l'individualisme régnant, catalysés et organisés au sein de la propagande féministe, les jeunes sentent de moins en moins la présence de leurs parents et sont donc encore plus enclins a chercher leur cadre, leur famille mentale au sein de ces communautés. Le travail des femmes c'est une des choses les plus destructives pour la société. Le développement mental de l'enfant et de sa créativité dépend énormément de la quantité d’attention et de l'affection reçus par sa mère entre 0 et 6/7 ans. A cet age là, c'est déjà décidé ce qu'on peut devenir, nos limites. Quand déjà à un an, l'enfant n'est plus avec sa mère la plus grande partie de la journée, quel adulte plus tard on peut obtenir...
C'est tout des processus interdépendants. Il n'y a pas de cause unique autre que l'évolution naturelle de tout organisme (je considère la société un organisme) dans une phase de décadence et de décomposition, qui succède à la période de développement. Une fois ceux qui ont développés la société sont morts, les générations futures n'ont pas à développer ces mêmes capacités, force et qualités, mais ne font que de jouir de ce qui a été conquis. (Ce processus peut être très long et il n’est pas toujours linéaire. Il arrive qu’on ait du réactionisme face à la décadence.) Cela fait qu’une fois le cap franchi, chaque nouvelle génération se retrouve de moins en moins en état de continuer à développer cet organisme dont elle fait part, et on rentre dans une sorte de vie parasitaire en gros... Une fois que le développement passe à la décadence, c’est à dire que le sens de l’évolution global de la société s’inverse, s’inversent en même temps les valeurs, elles changent de polarité. Tout ce qui est qualité et synonyme de force devient un défaut ou un tabou, tandis que tout ce qui est faible, stagnant et destructif se retrouve valorisé et récompensé par l’ordre régnant. On sait pas d'où on vient et on ne sait pas quelle est la valeur suprême pour la quelle on se bat, qui devrait être le sommet de la pyramide du système moral. Il reste donc plus que l'hédonisme et l'individualisme...
J'espère que j'ai réussi à te clarifier un peu certains traits de notre époque et des phénomènes complexes que tu observes. La démocratie c'est une grosse connerie bien évidemment et une illusion. On vit, surtout à l'occident, dans une dictature des medias, de l'argent et de la technologie. Ils n'ont plus besoin des méthodes anciennes pour avoir un aperçu complet dans la vie et dans la façon de penser des gens: les blogs, les mobiles...on leur dit tout nous mêmes. Le système tend à devenir l'intermédiaire de tous les échanges entre les humains. Ici en Syrie où c'est presque officiellement une dictature où bien avant dans mon pays communiste, je me sentais beaucoup plus libre qu'en France. On viendrait pas me coller une amende considérable car j'ai allumé une cigarette dans un hall de gare (c'est ce qu'on a failli me faire a Paris il y a quelques années), alors qu'en dessus de ma tête pends la publicité pour la dernière Renault Diesel, comme quoi l'écologie ne se trouverait pas dans un état déjà critique...mais il faut pas qu'on fume! Et puis de toute façon, pour devenir candidat à un poste haut de pouvoir, il te faut si je ne me trompe pas, 10 000 signatures de gens accrédités qui sont déjà au pouvoir, quant aux résultats d'élections, nous n'avons aucun moyen de savoir s’ils sont bien véridiques.
De plus, les pays "démocratiques" crient à la dictature dans tout pays ou même démocratiquement élu, finit par gagner quelqu’un qui leur plait pas et qui veut protéger les intérêts de son Etat et non du libéralisme. Regarde ce qui s'est passé maintenant a Gaza, et que quelqu’un après ose me parler des pauvres juifs.
Tu pense qu'un peuple qui aurait subi l'holocauste, avec cette conscience là de son histoire, trouverait normal de se comporter comme le fait Israël envers le peuple de Gaza qui n'a RIEN ni pour se défendre ni vraiment pour manger non plus.
Lorsque tu parles des options politiques idéales, il n’y en a pas. Il y a juste des personnalités géniales qui au cas ou elles naissent dans une période d'histoire assez éclairée (ou affamée, car on est courageux et créatifs quand on a faim) pour que la société puisse les accepter et les suivre, viennent au pouvoir et font des choses énormes qui font fleurir les nations et les civilisations et finissent par changer le monde à jamais à toutes les échelles. Alexandre le Grand, César et autres grands hommes d'Etats mondes, par exemple. Staline aussi d'après moi c'était quelqu’un de très grand, si on devrait parler de l'époque moderne. Je pense que Staline c'était vraiment l'homme du 20eme siècle. Il a fait passer la Russie d'un pays de paysans à la première puissance spatiale et scientifique dans les années 1950-1960. Apres sa mort tout s'est dégradé, les nouveaux comme je te l'explique n'étaient plus assez forts pour continuer a développer l'empire qui après son apogée a fini par chuter en 1991 comme tu le sais. Donc voila...
En ce qui concerne le destin, mon point de vue se résume en gros à ce que pensait La Place aussi. "We may regard the present state of the universe as the effect of its past and the cause of its future. An intellect which at a certain moment would know all forces that set nature in motion, and all positions of all items of which nature is composed, if this intellect were also vast enough to submit these data to analysis, it would embrace in a single formula the movements of the greatest bodies of the universe and those of the tiniest atom; for such an intellect nothing would be uncertain and the future just like the past would be present before its eyes." On ne tient rien entre nos mains. Notre évolution est conditionnée par un nombre de facteurs que notre esprit a peu de pouvoir de changer et même s’il le pouvait, cela ne change en rien le fait que la façon dont il voudrait changer ça
ne serait pas prévisible, premièrement parce que c'est une réaction de l'esprit, aux capacités limitées donc prévisibles, à son tour aux facteurs tout aussi prévisibles. Donc absolument oui, tout est déjà tracé mais de toute façon, étant donné que nous n'avons pas les capacités suffisantes pour le savoir, cela ne change rien en fait.
Très peu de personnes accepteraient le déterminisme mais les sciences ne font que confirmer sa logique infaillible. Les prévisions météo c'est un des meilleurs exemples. Donc, évidemment, nous ne sommes pas « libres » mais la liberté tout comme le bonheur c'est quelque chose qui n'existe pas philosophiquement, c'est juste des impressions émotionnelles. On est libres - on se sent libre lorsque on ne sait pas? C'est pas ma réponse à la question. Avant d'en finir, je te demanderai de te poser la question de définir "Je". C'est a dire, lorsque tu dis Je, c'est quoi/qui ce Je. L’expression de la résultante des besoins de tes organes et de tes réactions momentanées au monde externe? C'est l'expression de quoi et quelle est la cause la plus lointaine et la plus profonde de l'expression de ce mot. Je ne sais pas si je suis clair suffisamment, mon cerveau ne marche pas en français 5 ans déjà, tu sais.
Pour moi, tout ça c'est un système et oui, nous sommes des programmes. Ce qu'on change et plus précisément ce qu'on transforme se fait uniquement dans le cadre des lois du système. Imagine toi, si tu fais une même chose, un nombre illimité de fois, dans des conditions exactement égales, tu obtiendras toujours un et même résultat. Cela parle plus que tout du système « fermé » dans le quel on vit. Plus on connaît ses règles, plus notre pouvoir de transformer le monde autour de nous et nous mêmes augmente. On cite toujours les grands hommes par rapport à ce qu'ils ont changés. Mais, cela ne nous rend pas "libres". La liberté, qui signifie l'indépendance totale c'est une notion abstraite, tout comme l'infini ou l'inexistant, alors que la réalité se trouve toujours a l'intérieur de ces extrêmes. Pour moi, la liberté se mesurerait au degré de flexibilité de notre cadre de vie et à la quantité de nos dépendances vis a vis du système, du monde extérieur. Plus notre cadre de vie nous offre d'espace et plus on se suffit à nous mêmes (par exemple le scorpion qui peut survivre 6 mois dans l'acide citrique sans air, eau ni nourriture) plus on est forts individuellement. Mais, le but c'est ni d'être fort ni d'être libre mais d'être suffisamment fort et suffisamment libre pour pouvoir établir une harmonie entre nos besoins intérieurs et nos devoirs extérieurs, c'est a dire une harmonie entre ce qu'on est et ce qu'on fait, et en deuxième étape l'harmonie entre nous et le monde environnant et de forts réseaux de solidarité et interdépendance, car seulement de tels rapports au sein d’un organisme social peuvent lui permettre de se développer, à avoir les plus grandes chances de survie face aux aléas de l’existence et de contribuer en retour encore plus au développement d'un pouvoir harmonieux des "programmes", des êtres vivants qui l'habitent, et d'être suffisamment fort pour se défendre ou attaquer d'autres organismes qu'il rencontre au cours de son expansion dans l'espace, la guerre étant juste une réaction énergétique qui précède une fusion graduelle, à très long terme, partielle ou totale (ou une création de cellules hybrides) des entités antagonistes. Ce sont des processus qu'on observe partout dans la nature. Il n'y a que l'homme qui se comporte d'une manière assez malade en fait. (…)
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