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Jeudi 3 avril 2008
Mes pensées s'épluchent
Sur la chaux fraîche et lasse
Et avec les bouts de ma raison
Grattent les murs gris orangers;

Le crachat du soleil matinal
Dégouline sur la fenêtre en poussière
Alors que mon lit féminisé
Baille en dessous du coussin

Pendant que les moineaux toujours endormis

Maladroitement glissent sur les toits.

Et où est tu ?




par Sergey Markoff publié dans : LIQUID MIND DESIGN BUREAU communauté : Littérature d'avant-garde
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Jeudi 27 mars 2008
Dés que j'entends une des lettres qui composent ton prénom
Ton image de la nymphe svelte s'impose devant mes yeux
Accompagnée de ta voix; celle des cygnes qui pleurent éternellement

Et, je sens à cet instant, comme si chacune de ces lettres
Gravait sur mon coeur des formes extraterrestres,
Avec des sons épineux du cristal gras*

Oui mon coeur, c'est bien toi:

Celle qu'ils ont inventé, et ensuite soignés

Avec des mains des robots

Programmés pour dessiner

Des arcs-en-ciel liquides sur la glace.


*умазаног кристала

(Ce poème est une traduction.)

mars 2004
par Liquid Mind publié dans : LIQUID MIND DESIGN BUREAU communauté : Littérature d'avant-garde
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Dimanche 23 mars 2008
Alors que je pense...
Le monde vibre et se brouille comme si j'étais branché à lui par une fréquence mal réglée

Moi, je fuis la graisse vernie et la douleur métallisée -
Le local et le présent - comme la mode en soldes dans les temples du capitalisme

Moi, je suis universel, éternel et absolu

C'est pour ça que je ne peut faire partie - et être le centre du présent
Mais seulement son dissident - et avec fierté!

Certaines restent tout le temps en dehors

Et ressortent en vainqueurs que
Quelques siècles plus tard

Comme d'un Kinder surprise...

Les enfants aveugles ne savaient pas les assembler et les ont écrasés et jetés dans les coins


Est-ce que je me trompe?

Ca c'est la vérité, et moi j'existe.


On m'a donné le nom d'après le miroir liquide de couleur rouge à lèvres très foncé
Et d'après les routes d'Andalousie.

Ils mènent vers Cadix...


Mon temps, c'est le futur.

Type de métal toujours non découvert.

Moi, l'enfant irresponsable de l'asphalte, des aiguillages et des parcs urbains

Des villes du monde étranger


Sur les rebords du système, mon orbite est large: à coté des étoiles blanches et noires.


Loin de l'air carré et de l'espérance accrochée au fil à linge,

Moi, tout de même, je tends vers le Sud.

(Ce poème est une traduction.)
par Sergey Markoff publié dans : LIQUID MIND DESIGN BUREAU
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Dimanche 23 mars 2008
Il était assis, comme ça, calme, tout seul avec soi même, en balançant les jambes avec apathie, sur le rebord du trou noir pas loin d'Andromède, en observant la terre au loin, avec 77mg d'indifférence et 9пcm de désespérance dans ses yeux sans couleur;

avec les yeux dans les yeux, les oreilles dans les oreilles, les pensées dans les pensées, l'estomac dans l'estomac, les dents dans les dents, les os dans les os, l'appareil dentaire dans l'appareil dentaire, avec sa bitte dans sa main gauche, avec une feuille bleu vide dans la droite, et avec ses ongles moisis profond dans le coeur.

Quand il ouvre ses yeux au réveil, une larme lui coule à chaque fois de sa pupille droite, quand il pense au fait que l'éternité ne fait que continuer, continuer, continuer, continuer, continuer,continuer, continuer, continuer, continuer, continuer, continuer, continuer, continuer, continuer, continuer, continuer, continuer, continuer, continuer, continuer, continuer, continuer, continuer, continuer et qu'en fait tout se: répète, répète, répète, répète, répète, répète, répète, répète, répète, répète, répète, répète, répète, répète, répète, répète, répète, répète, répète, répète, répète, répète, répète, répète, répète, répète, répète, répète, répète, répète, répète...tourne, tourne, tourne...

De la feuille lisse, vide et vernie, il lisait l'hymne de l'existence, en redessinant avec ses pupilles les lignes qu'a laissé son vomissement d'hier, qui a été tellement intense que des morceaux de sa cher se sont arrachés des parois de son anus, lui sont entrés par les artères et la colonne vertébrale droit dans le cerveau, et lui sont ressortis par ses narines tout en sang, et retombés dans ce mélange jaune orangé sur ce support bleu lisse
sur le quel se reflètent timidement les étoiles.

Il est resté assis, tout seul avec soi même.

Tout seul, tout seul, tout seul...

Il était assis sur le bord, sur le bord, sur le bord, sur le bord...

Et avant d'avoir coloré le vide de l'espace avec les coins de son sang, il s'est dit:

...mais tout est en fait tellement imparfait!!!

pendant que les murs coulaient et se broyaient entre les roues dentées de son esprit,

avide de perfection et du pouvoir.

(Ce poème est une traduction.)
par Sergey Markoff publié dans : LIQUID MIND DESIGN BUREAU communauté : Esotérisme et Spiritualité
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Dimanche 23 mars 2008

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09.02.2007

L'enfant seul à bras ouverts. L'existence lacunaire. Kent. Stinnes logistics. Obsessif et irrationnel. C5. Blanc, aigu, sophistiqué et précis. Vaste mais arrondi, tendre. Comme une vague de lumière insupportable. Ils se sentent menacés. Difficile de définir l'humour. Il s'endort en suivant les câbles du sommet de son oeil. Leurs moments de haut sérieux et de l'expression pseudo abstraite: imbéciles. Enregistrement vidéo d'une durée de 88 minutes: homme, 27 ans, assis seul, sur son petit lit, dans une petite chambre, la désespérance et le vide dégoulinent sur sa bouche et la défigurent. Les cylindres violets se cassent dans son cerveau, comme des aiguillages; seulement: lui il est arrivé au bout des rails. La collision de la raison et des besoins du vivant. L'agonie d'une durée de 88 minutes. Sous un éclairage faible et dans le silence absolu. Les secondes éternelles sont très vagues... Les degeulace extrêmes des sandwiches délaissés à leur fin. A la banlieue de la voie lactée: la planète Terre. The expression of your own destructiveness turned into subjective creation and philosophy. Façon de rééquilibrer et de prolonger le déjà absurde. Longue vie aux miroirs.

(Ce texte est une traduction.)

par Sergey Markoff publié dans : LIQUID MIND DESIGN BUREAU communauté : L'âme du poète
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